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Où vont les marchés? Les bourses replongent; Les bourses rechutent !

Retour de l’aversion pour le risque : La publication de statistiques macroéconomiques illustrant la plus forte contraction de l’économie mondiale depuis les années 1940 ont à …

nouveau fait douter les investisseurs. Les bourses ont chuté dans tous les pays et les taux des emprunts d’Etat se sont détendus avec la remontée généralisée de l’aversion pour le risque. Le prix du baril de pétrole a, quant à lui, cédé un peu de terrain

… qui bénéficie au dollar : le billet vert a atteint son plus haut niveau face à l’euro de-puis novembre dernier (1,25$ pour un euro en séance le 18 février). Le dollar s’est éga-lement apprécié face au yen et à la plupart des devises asiatiques. On notera que le communiqué du G7 qui s’est tenu durant le weekend a tenu à rappeler les engagements des principaux pays à ne pas adopter de mesures protectionnistes.

Etats-Unis : Le plan de relance adopté par le Sénat

Plan de relance adopté : le plan de relance budgétaire s’élève en définitive à $787Mds (5,5% du PIB). Il a été voté par le Congrès et signé par le Président Obama le 17 février. Les baisses d’impôts représentent 38% du plan. La hausse des dépenses (les 62% du restants) concernent à hauteur de 38% du plan des aides diverses, et à hauteur de 24% des dépenses d’infrastructures.

Un plan d’aide pour les ménages ayant un crédit immobilier : un plan de $75Mds (0,5% du PIB) supplémentaires a été présenté le 17 février. Ce plan vise à venir en aide aux ménages qui peinent à rembourser leurs crédits hypothécaires. En particulier, les ménages les plus en difficulté pourront refinancer leurs crédits à des taux d’intérêt plus faibles, ce qui pourrait éviter à des millions de ménages de voir leur bien immobilier saisi (5 millions de ménages sont potentiellement concernés). Parallèlement, pour renforcer les deux géants du refinancement hypothécaire (Fannie Mae et Freddie Mac), le Trésor va accroître ses achats d’actions préférentielles de 100Mds à $200Mds dans chacune de ces deux agences.

Les permis de construire et les mises en chantier continuent de chuter : les mises en chantier ont plongé de 17% sur le mois de janvier et les permis de construire de 4,8%. Le secteur de la construction continue de pâtir d’un excès d’offre de logements histori-quement élevé. Dans ces conditions, le climat de confiance des promoteurs immobiliers (indice NAHB) reste proche de son plus bas niveau historique.

Rebond inattendu des ventes au détail en janvier : les ventes au détail hors automobi-les, essence et matériaux de construction ont rebondi en janvier (+1,2% après -1,7% en décembre). Mais ce rebond, qui ne change pas la tendance, n’est sans doute par durable compte tenu de la détérioration du marché du travail. Les demandes hebdomadaires d’allocations chômage volent en effet de record en record (607 000 en moyenne au cours des 4 dernières semaines) ; et la confiance des ménages est retombée sur ses plus bas niveaux en janvier.

Repli du déficit commercial : le déficit commercial a continué de baisser en décembre. La baisse de la facture pétrolière explique pour partie ce recul. Mais il convient de noter que le déficit commercial en volume et hors produit pétroliers se replie aussi. La chute des importations l’emporte sur l’effondrement des exportations.

La production industrielle baisse de 1,8% en janvier : il s’agit du 4ème mois consécutif de repli. Sur un an, la baisse de la production industrielle est de 10%, la plus forte baisse depuis le 1er choc pétrolier. A noter, la chute de la production est particulièrement mar-quée dans le secteur automobile (-41% sur un an), ce qui ne s’était pas vu depuis 1958.

Japon : Plus forte contraction du PIB deouis 1974

Le PIB s’est contracté de 12,7% en rythme annualisé au T4.08 : un tel repli ne s’était pas produit depuis le 1er choc pétrolier. Il s’agit du 4ème trimestre consécutif de baisse de l’activité. Le PIB nominal s’inscrit, quant à lui, en baisse de 3,8% sur un an : du jamais vu dans l’histoire japonaise ! La chute de la croissance s’explique essentiellement par le plongeon des exportations (-45% T/T en rythme annualisé, -12,8% sur un an). Le repli de l’investissement privé (-19,5% en rythme annualisé au T4) et de la consommation (-1,9% au T4) ont également pesé sur la croissance.

Les prix à la production baissent de 1,0% en janvier : les prix à la production s’inscrivent ainsi en repli de 0,2% sur un an, ce qui ne s’était pas vu depuis 2003.

Europe : contraction très marquée du PIB dans la zone Euro

Le PIB de la zone euro s’est replié de 1,5% au T4 en rythme non-annualisé : sur un an le PIB s’inscrit en repli de 1,2%, ce qui ne s’est jamais vu depuis que la série existe (1995). C’est en Allemagne et en Italie que la baisse est la plus marquée (avec respecti-vement -2,1% et -1,8% au T4). Dans les autres pays, le repli est légèrement inférieur mais reste élevé (-1,2% en France, -1,0% en Espagne, -0.9% aux Pays-Bas). En Allema-gne, c’est essentiellement la chute des exportations qui explique la contraction du PIB. En France, ce sont les stocks qui ont le plus lourdement pesé sur l’activité. Les composantes de la croissance pour l’ensemble de la zone euro seront publiées ultérieurement.

Royaume-Uni : vers une politique de taux zéro ? La publication des minutes de la BoE et du rapport sur l’inflation laisse la porte grande ouverte à la mise en place d’une politi-que monétaire quantitative.

Source: SGAM ETF Newsletter


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