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Point de vue d’expert: Les Etats-Unis à la recherche des emplois perdus

Quand ils arriveront, les premiers signes tangibles que les plans de relance économique fonctionnent seront une bonne nouvelle pour les ….

marchés d’actions. Les politiques monétaires et budgétaires ultra expansionnistes comportent toutefois des risques d’inflation et de hausse de la dette publique. Lorsque la Fed cessera de jouer son rôle d’acheteur en dernier ressort sur les bons du Trésor, une hausse des taux longs semble inévitable. Ainsi bien que les marchés d’actions soient faiblement valorisés, les investisseurs seraient bien avisés de garder à l’esprit que la hausse des taux longs sera le prix à payer de la reprise économique.

Déjà le creux du cycle économique ?

Les statistiques économiques récentes dépeignent une économie très dégradée. Toutefois, le pic de la crise économique devrait être atteint d’ici à l’été. Certains indicateurs avancés, qui certes restent proches de points bas historiques, montrent des signes de stabilisation. Aux Etats-Unis, l’indice ISM, après avoir baissé de façon quasi continue pendant près de deux ans, a rebondi en janvier notamment grâce à sa composante nouvelles commandes. De même, en Allemagne, l’IFO s’est stabilisé en janvier, après sept mois consécutifs de baisse. Les niveaux des enquêtes signalent la poursuite de la contraction de l’activité, mais ces rebonds annoncent peut-être la proximité du creux de la récession. En outre, cette perspective est renforcée par les plans de relance massifs à l’échelle mondiale, par la poursuite du soutien au secteur bancaire, ainsi que par des politiques monétaires agressives qui devraient bientôt produire des effets tangibles.

Hors secteur financier, le marché d’action s’est stabilisé

Aux Etats-Unis, alors que le secteur financier conserve sa tendance baissière et reste très volatile, le reste du marché d’actions s’est stabilisé depuis le mois d’octobre 2008 et sa volatilité a baissé significativement malgré les publications de statistiques désastreuses. Cette stabilisation des marchés d’actions pourrait être le prélude à un rebond. Historiquement, les marchés d’actions réagissent par anticipation, avec quelques mois d’avance sur les cycles économiques. Par ailleurs, l’ajustement de l’emploi est particulièrement fort et rapide aux Etats-Unis et le décalage entre les cycles économique et des profits devrait être assez faible. Si le creux
du cycle économique se déroule au premier semestre, on devrait observer, comme dans les précédentes phases de reprise du cycle économique, un ajustement significatif des marchés d’actions. Mais très vite, une autre ombre viendra peser sur le marché, celle d’une correction des marchés obligataires, autrement dit une hausse des taux longs. Les taux obligataires, prochaine menace pour les actions ?

Les risques de correction du marché obligataire sont faibles à court terme tant que les craintes de déflation persistent et que
la Fed ou les banques centrales feront ce qui est nécessaire pour limiter la hausse des taux. Mais à moyen terme, les taux
obligataires devraient monter et pas en raison d‘une amélioration des perspectives de croissance. Les risques inflationnistes augmentent en proportion de la taille des politiques de relance. Et comme le secrétaire d’’Etat au Trésor
américain Geithner l’a rappelé mardi, une des principales erreurs pendant la Grande Dépression et pendant la « décennie perdue » du Japon fut d’avoir interrompu trop tôt ces stimuli budgétaires et monétaires. Cela signifie aussi plus de risques inflationnistes. Les marchés obligataires réclameront une prime en raison de l’augmentation des émissions obligataires, qui n’est pas près de s’inverser. La hausse des rendements obligataires accompagnait généralement les anticipations de reprise économique et fut généralement une bonne nouvelle pour les marchés actions,mais la donne pourrait changer cette fois-ci.

Les marchés d’actions n’ont jamais offert une bonne protection contre l’inflation.

En théorie, les revenus devraient s’ajuster à l’inflation et les actions devraient offrir une bonne protection contre l’inflation. En pratique, la corrélation entre l’inflation et les rendements nominaux des actifs américains est faible voire négative. Cela s’explique par des variations non anticipées des prix et par la plus grande volatilité de s cycles économiques qui est généré par des plus hauts niveaux d’inflation. La meilleure protection contre l’inflation se trouve parmi les obligations indexées sur l’inflation ou sur placements monétaires de court terme. Une hausse structurelle des taux des obligations d’Etat rendra les valorisations des actions moins attractives, que ce soit en termes de prime de risque et en termes de valorisation absolue.
La faible valorisation des actions se justifie par des prévisions déjà très pessimistes de la part des investisseurs et c’est pour
cette raison que les marchés résistent aujourd’hui à la dégradation de l’activité et aux mauvais résultats.

L’éloignement des craintes de déflation et les premiers signes durables de reprise économique seront nécessaires à un rebond des actions.

A ce moment, il pourrait être fort. Toutefois, compte-tenu de la remontée des taux obligataires, les marchés actions, tout comme l’économie réelle et les profits, ne verront pas une reprise durable en V.

Source: SGAM ETF Newsletter – Nathalie Navarre. v


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